Il est de nombreuses questions auxquelles les écologistes ont une réponse tout à fait en
opposition à la politique menée jusque là par le président
Hollande sous la houlette du premier Premier Ministre du quinquennat: Jean Marc Ayrault.
Faisons ensemble un petit tour des
erreurs et des impasses dans lesquelles s'est enferré le pouvoir
socialiste en moins de deux ans et qui ont convaincues les électeurs cette semaine aux élections municipales qu'il convenait de renverser la vapeur. J'ai imaginé de me placer dans
la situation ou le président libéral-socialiste conscient de son
échec confierait la direction du gouvernement à un(e) écologiste,
Cécile Duflot par exemple, au hasard. Ce que blogueur écolo a temps partiel je voudrais pouvoir en espèrer de changement.
Je n'ai pas abordé les sujets de
l'éducation, et de la Justice, les deux ministres ont fait preuve
d'un dynamisme certain, que l'on peut apprécier différemment mais
qui au final fait sens.
L' Euro et la question de la Démocratie
Comme l'Argentine adoptant le dollar
sous l'influence des ultra libéraux comme monnaie non-nationale ce
qui devait la conduire à la pire crise économique de son Histoire, nous avons
choisis quant à nous une monnaie étrangère le Mark allemand le
rebaptisant Euro, sans changer en rien les règles de sa gestion
inscrite dans la Constitution germanique. C'est donc à Stuttgart
que la politique monétaire de chacun des États de l’Euro zone est
déterminée et nous tombons en conséquence dans la même impasse
que naguère nos cousins sud américains.
Si le dollar US peut servir de monnaie
unique aux états de la Fédération c'est que celle-ci dispose d'un
budget et peut donc procéder à des transferts compensatoires,
transferts que favorise le système électoral fondé sur le
patronage et le Lobbying.
En outre la démocratie US est largement
formelle, de façade : que l'on songe qu'Obama a conservé le
ministre de la défense de Bush, son directeur du trésor, et pis encore renoncer d'emblée à rechercher quelques
coupables à la crise des subprimes parmi les hautes huiles de la
Finance US.
Seuls environ 10% des sièges de représentants sont susceptibles de basculer d'un parti à l'autre. Le système est donc d'une remarquable stabilité sous la façade spectaculaire d'une campagne électorale permanente qui ne touche pas aux fondamentaux.
Au contraire les États européens
poursuivaient autant de politiques différentes que l'on peut
distinguer de couleurs dans l'Arc en ciel des idées politiques. La
stratégie du Choc de traitement de la crise dans le contexte de
l'Euro a conduit à faire table rase de cette vieille Démocratie
qualifiée de clientéliste et d'imposer à tous une politique unique
par dessus les choix de l'électeur, politique conçue par la fameuse
Troïka : BCE CE et FMI et ses technocrates illégitimes
Les électeurs qui portent au pouvoir
un socialiste dont la finance est l'ennemi et qui promet
moi, président de renégocier le traité de récession, découvrent
horrifiés la poursuite du programme déjà mis en œuvre par son
prédécesseur, celui de l'élite européenne technocratique et
financière conseillée par la banque Goldman Sachs, ordonnatrice de conférences d'une heure à 200 000€.
Mais à la différence des USA, sans
transfert de budget significatifs entre les États. l'Europe institution est comme on le sait,
sans ressources propres réelles, et le peu dont elle dispose, apparaît
au britannique être de trop encore.
C'est la recette double de l'échec
économique et de la montée des nationalismes nostalgiques en bottes
de cuir. La solution semblait résidait dans la taxe sur transactions financières
et particulièrement le trading UHF, Les besoins de change des entreprises ne
représentent en effet que 2% du Forex ce marché spéculatif sur les
monnaies. Il en va de même pour le grain, les métaux. Taxer équivaudrait à stabiliser, à calmer la table de Casino. On sait le sort que le ministre Moscovici fait à cette catégorie de propositions
A lui seul ce budget ne suffirait sans
doute pas à garantir le succès de la politique monétaire poursuivie et c'est pourquoi il faut chercher des pistes accessoires.
A l'échec qui vient
un gouvernement écologiste devrait se préparer en introduisant une
monnaie seconde numérique, de type Bitcoin, qui exprimerait par
exemple la création sociale, une quasi monnaie comme le sont les
chèques déjeuner, vacances, les contributions transports qui les rassembleraient toutes dans un porte monnaie social qui serait alimenté en outre par
les allocations familiales et sociales, du RSA aux allocations
chômages, retirant ces sommes du circuit de la consommation
d'importation ou de l'économie parallèle. Intervenant dans l'économie comme le coupon d'achat du supermarché, elle serait perçue comme un avantage, un bénéfice supplémentaire récompensant comme la fidélité du client à son épicier, le civisme du citoyen.
Contrairement au théorème des deux monnaies, dont l'une faible se délite immanquablement, la quasi monnaie voit au contraire ceux
qui sont exclus de son usage se battre pour en bénéficier: ainsi les restaurants tentent d'accepter plus de tickets
restaurants par repas qu'ils n'ont droit. Chacun présente un
dossier, dans le secteur du tourisme, pour être agréer chèque
vacances, y compris l'opticien Ray Ban !
Le Front National imagine sortir unilatéralement de l'Euro mais dés lors que celui-ci
continuerait d'exister et de demeurer la monnaie légale européenne,
ne pinaillez pas, c'est impossible je vous le dit, en raison du
théorème évoquée plus haut des deux monnaies, dont une faible.
La quasi monnaie serait en revanche un pas vers le revenu universel évoqué
plus loin, conçu comme un complément de revenu, notion qu'avait exploré, oui, Sarkozy lui-même.
Le Travail, la technologie mais aussi
l'immigration,
Les gouvernements européens sont
malades du chômage, massif dans l'union, qui atteint pour les jeunes
jusqu'à 50% en Grèce, 40% en Espagne, 26% en France. La solution
officielle est la baisse du coût du travail. Raisonnons par
l'absurde et imaginons que nous maîtrisions ce coût jusqu'à
descendre à 600€ le salaire de l'ouvrier boulanger Et bien nous serions dans la situation espagnole. Le résultat serait au
contraire un accroissement majeur des sans emplois : le salaire
des uns fait l'emploi des autres et les baisses de salaire ne financent que les allocations chômages.
Du travail d'ailleurs, il n'y en aura
plus pour tout le monde, il ne faut pas le cacher aux citoyens, à moins de le
partager. Les 35 heures de Martine Aubry, les propositions de Pierre
Larrouturou méritent d'être non seulement défendues mais
démontrées. Nous sommes entrés depuis 25 ans déjà dans l'ère de
l'informatique populaire, c'est à dire distribuée à tous les
niveaux de l'activité humaine.
Le principe de l'ordinateur c'est de
faire tout une SEULE fois pour toutes. Prenons un exemple :
lorsque un codeur, un programmeur écrit le fichier descriptif d'un
objet pour imprimante 3D et le publie en Open source, son seul
travail suffira à imprimer dans l'avenir des milliers, voire des
millions de la même pièce sans autre travail ultérieur.
Nous vivons l'ère de la
robotique industrielle depuis quelques années, comment s'étonner
que l'on licencie dans l'automobile ? Mais nous entrons aussi
dans le temps de la robotique domestique : les aspirateurs
robots comme les tondeuses à gazon n'ont sans doute supprimés que
quelques emplois de services à la personne à la marge, mais le
chariot de supermarché qui ira en toute autonomie livrer depuis le
Drive le client à domicile rendra la possession d'une automobile de
moins en moins justifiée. Le chauffeur de taxis aura disparu dans les voitures robotisées partagées, à conduite autonomes, commandées au pas de sa porte au prix d'un clic depuis un smartphone.
La programmation informatique
consiste à ne faire qu'une seule fois pour toutes un travail
quelconque, disons le 2 fois, disons le 3 fois.
L'idée qu'il faut baisser le coût
du travail comme nous le répètent matin midi et soir nos libéraux
est particulièrement stupide et mensongère : dans le cas de la
tondeuse à gazon robotisée qui consomme moins d'1€ d'électricité,
va t-on proposer le jardinier à 1€ de l'heure ? Ce n'est pas la tondeuse seule, l'arrosage automatique peut désormais tester
l'humidité du sol, consulter la météo, les stores côté jardin se
déploient en cas de soleil et d'élévation importante de la
température dans l'appartement et s'enroulent seuls en cas de vent
fort. L'ordinateur et le robot offriront tous les services d'une conciergerie d'hôtel
L'écriture d'un seul programme, une
fois pour toute a été suffisante pour permettre à tous les stores
de la marque dans tous les pays ou elle est distribuée d'offrir
cette fonction. Restent les corrections de Bug, les fonctions
nouvelles pour occuper le technicien de maintenance.
C'est pourquoi, contrairement à
l'idéologie dominante, il faut résolument encourager la
robotisation du travail ne pas hésiter à l'exterminer ce travail, à
en libérer les humains, et à dissocier de plus en plus le revenu de
celui-ci.
Car les humains, privés de travail n'en seront pas moins actifs.
Le revenu de chacun doit dépendre
davantage de l'utilité sociale : par exemple un collégien qui
étudie bien devrait bénéficier de « revenus », lui
permettant de s'offrir une place de cinéma avec sa petite amie aussi
bien que celui qui passe sa soirée à faire le guet pour le dealer
de drogue.
Le comédien qui anime un atelier
théâtre au centre social à titre bénévole devrait de la même
façon voir son activité mieux reconnue et récompensée. On doit
pouvoir faire gagner des points à ceux qui vont au club de
gymnastique du troisième age, plutôt que de rester en patates
devant la TV et pourrir les comptes de la sécurité sociale pour
obésité et mauvaise circulation.
La quasi monnaie sociale devrait
permettre de pousser dans ce sens.
Dans le même temps ou le travail va
se raréfiant, la population continue de croître livrant sur le
marché des bras désormais quasi inutiles, mais des bouches qui
crient famine. Des tracteurs pilotés par GPS plantent et font la récolte de
manière automatisée, dans d'immenses fermes, propriétés des
multinationales oligopolistiques, fermes constituées des lopins
assurant jusqu'alors la ressource vivrière des populations locales.
Ces malheureux recevront OUPAS en compensation de leurs spoliation
des sacs de farine des organisations caritatives mondiales.
La
redistribution des richesses dans le sens de l'utilité sociale est
plus que jamais à l'ordre du jour, mais nous devons y procéder en
apprenant des erreurs du passé du socialisme autoritaire.
Il faut aussi faire lit de l'argument
que les nouvelles technologies vertes seront créatrices d'emploi
massivement, un cela ne s'est pas vérifié et on peu citer l'exemple
de cette centrale solaire Israélienne dont des robots assurent le
nettoyage des panneaux recouverts par la poussière de sable du
désert et deux l'informatique et ses capteurs intelligents jouent un
rôle considérable dans l'efficience énergétique et on revient
donc à la discussion sur la robotisation
La crise est née aussi de ce
paradoxe ou l'on a construit des millions de logements, sur le
travail de main d’œuvre immigrée marocain en Espagne, portugais et roumain en France, des esclaves dont est friand le
capitaliste et dont le maigre salaire sert à construire sa propre maison au
pays d'origine. Sans distribuer de travail et de revenus à la
population auxquels ces logements étaient destinés On a finit par
découvrir qu'elle ne pourrait pas non plus s'en porter acquéreur.
L'Espagne, la Chine ou les USA ont
ainsi construits des villes entières, vides des habitants auxquelles
elles étaient destinées, population obligée de continuer d'habiter
chez papa maman, faute de revenus.
Le capitaliste ne semble pas avoir
compris le concept de la paupérisation des travailleurs et ses
conséquences. Des esclaves immigrés, les serres d'Espagne d'où
nous viennent les fraises à 1€ le kilo en sont pleines.
On ne peut bêler le refrain
capitaliste de la libre circulation des biens et des personnes sans
autres réflexions. Peut-on continuer à dépouiller de leurs
médecins et infirmières les pays africains pour bénéficier d'
internes à bas coût dans nos hôpitaux tandis que nos spécialistes
nationaux gangrènent le système de sécurité sociale de leurs
dépassements d'honoraires à répétition ?
Cette situation peut sembler à
certains, plongés dans le culte de l'iconographie des Saints de ces
derniers jours, Saint Zuckerberg, saint Steve Jobs et saint Eric
Schmitt une promesse de Graal nouveau d'un monde technologiquement
parfait. En réalité elle produit une situation de stress du
lendemain des populations dont les élites craignent les réactions Le peuple fait peur.
Nous voilà plongés dans un monde du
soupçon et de l'espionnage de masse que décrivait à l'avance dans
1984 le romancier britannique Georges Orwell.
Un gouvernement écologiste ne
pourrait que poser les questions du travail partagé, de l'activité
d'épanouissement, de la redistribution des richesses, du complément
positif de revenu notion que je privilégie à celle du revenu
universel.
En effet un revenu universel qui consisterait à se
répartir équitablement le profit tiré du travail à bas coût des
esclaves est bien évidemment inacceptable. Il devra donc, direction
dans laquelle s'était engagé le précédent président honni,
prendre la forme d'un complément de salaires, rétribuant l'activité
sociale positive : être candidat à la formation continue par
exemple. Nous devons substituer, en partie, à l'assistante sociale,
l'entrepreneur social qui rétribue en quasi monnaie sociale diverses
activités profitables à la cité.
Ce revenu supplémentaire est devenu indispensable si nous
ne voulons pas vivre la situation américaine, un quart monde dans des banlieues délabrées à l'image de la ville de Détroit, tandis
qu'à San Francisco les travailleurs manifestent avec violence contre les bobos
écolos de la silicon Valley, leurs revenus indécents et l'inflation
immobilière qui en découle.
L'Énergie et le Climat
C'est le cheval de bataille de
l'écologie et j'aurais pu tout aussi bien commencer par là. Nous
polluons l'air que nous respirons, l'eau que nous buvons, les
aliments que nous consommons et parfois suite à des mesures que nous
avons nous mêmes préconisées. Ainsi je dois au Grenelle de
l'environnement une subvention pour l'acquisition d'un poêle à
bois. Tandis que le diesel est responsable de 6%, les plus
dangereuses car fines, des particules dans l'atmosphère, le
chauffage, bois et fuel, pèse pour 35% dans le cocktail. Le Canada,
pays forestier s'il en est, a pratiquement rendu le chauffage au bois
hors la Loi, il est vrai au grand profit des intérêts des
industriels du pétrole bitumineux.

Toutes les études, non financées
par les libertariens producteurs de pétrole et de charbon, tendent à
prouver que les gaz à effet de serre modifient profondément le
climat. Et parmi ceux ci le Méthane
produit par les animaux de nos élevages en batterie. Les quelques
expériences de centrale méthane à la ferme ne doivent pas faire
illusion, notre consommation carnée de riches réchauffe la planète. Pourtant nous poursuivons résolument dans cette impasse, la ferme à mille têtes a fait
suffisamment l'actualité récemment. Là encore, il faut imaginer des contributions qui frappent le produit nocif et alimente en quasi monnaie le producteur biologique, à l'utilité sociale supérieure.
Trois centrales nucléaires,
l'énergie propre selon nos gouvernements qu'ils soient de droite ou de
gauche libérale, ont générées des catastrophes majeures encore
non maîtrisées. A la fin du quinquennat, la France aura encore en
fonctionnement ses 58 réacteurs, moins si la promesse n'est pas
trahie comme les autres, les deux de Fessenheim, en attente de la
mise en service de l'Arlésienne à €10 Milliards la centrale EPR
construite par Bouygues et Areva à Flamanville qui consommera un
mélange d'Uranium et de Plutonium : le MOX. L'Allemagne quant à
elle sera à 3 années d'avoir tiré un trait définitif sur cette
technologie à risques majeurs. Les italiens consultés par
Référendum ont rejetés le nucléaire à 94% des 25 millions de
votants.
Là encore, En France comme pour la question européenne, le nucléaire
participe à l'affaiblissement d'une Démocratie qui n'est plus que
de façade, l'opinion publique, le vote ne compte pour rien dans les décisions prises.
Notre pays, son industriel
exploitant, EDF sont loin d'avoir provisionnés pour les 20 ans qui
viennent la facture exorbitante du démantèlement des vieilles
centrales. La tache des écologistes, dans l'hypothèse ou ils ne
seraient pas au gouvernement comme cache sexe et alibi de vertu
serait immense. Il faudrait en effet réduire de manière
drastique la consommation énergétique, par le logement, Cécile
Duflot a fait du bon travail dans son ministère, mais aussi par
toutes une série de mesures comme le décalage horaire des embauches
et la consommation locale. On reviendra au vieux slogan des babas " consommer et produire au pays ". Il n'y a pas une seule bonne
raison de trouver des poulets de Loué du Mans dans les supermarchés
du Sud-Ouest région largement productrice et excédentaire. Pourtant
on en trouve à grand gaspillage de transport.
Enfin, il faudrait trouver la
technologie qui viendra se substituer au nucléaire tout en finançant
son démantèlement. Les investissements dans La recherche sur
l'hydrogène devraient être massifs.
La question de l'énergie devrait
être aussi une bonne raison de réévaluer la querelle entre
écologistes des villes, ils font dans ce milieu de bon score
électoraux, et résistants des campagnes. La France qui est un pays
étendu doit une grande partie de son art de vivre au fait que ses
habitants ont pu construire des villes à la campagne selon la
formule d'Alphonse Allais, offrant l'image de cette urbanisme en
miettes que dénoncent une grande partie des écologistes. Arguant
que la ville est plus économe en ressources, transport collectif,
câblages et réseaux, chauffage des immeubles, ils plaident pour un
renoncement au lotissement pavillonnaire.
Mais quand Israël et ses 20 000 km2
compte plus de 8 millions d'habitants, l'Aquitaine pour une surface
double de 41 000 km2 n'en recense que 3 millions. Est-il bien
raisonnable de renoncer à cette qualité de vie pour un bénéfice
peu démontré ?
Un débat qu'il conviendrait donc
d'ouvrir.
Exploitons au contraire les
avantages d'une situation dont nous héritons et qui donne
satisfaction à des millions d'entre nous. En effet ces 33 millions
de maisons individuelles pourraient bien constituer l'alternative que
nous recherchons au nucléaire. Équipées de toits solaires,
isolées, dotées de cellules-piles à hydrogène le meilleur rapport
de performances énergétiques connu à ce jour, passant de gouffre à
énergie, en mini centrale de quartier sur le modèle des Bloom box
qui alimentent les ordinateurs de Google, elles constituent en
puissance le réseau décentralisé d'énergie qu'il faut substituer
au modèle Jacobin qu'impose le nucléaire. Un pavillon dans ses
conditions peut fournir l'énergie de six autres. Il faut en campagne et en grande banlieue MUTUALISER, les voitures, les BOXWIFI, les courses au supermarché et les trajets au travail. Loin d'être le refuge d'une classe moyenne hostile et forcément réactionnaire, le milieu offre bien au contraire les populations capables de s'approprier les bénéfices et avantages de l'innovation sociale écologique.
L'argument des déplacements dans
une économie de plus en plus numérique ira en s'affaiblissant. Par
exemple chaque conseiller d'un centre d'appel pourrait bien
évidemment remplir son office aujourd'hui depuis son domicile.
Organiser des bourses d'échange d'emploi, qui proposent aux
employeurs de tester la substitution permettrait à des millions de travailler plus près de
leurs domiciles sans avoir besoin de se croiser dans le RER.
Les travailleurs pratiquant le
co-voiturage pourrait bénéficier d'une prime mensuelle pour
acquérir un véhicule électrique qui leur serait verser au prorata
des kms des passagers transportés et gagner des points en quasi monnaie. Un péage sur les boulevards à
1€ sur les véhicules à occupant unique financerait l'opération.
Tant qu'à être partisan des portiques de l'écotaxe, assumons le
jusqu'au bout.
L'internationalisme, Politique
étrangère
Un gouvernement vert devrait aussi
modifier radicalement la politique étrangère de notre pays. Des
milliers de migrants qui se jettent sur les barbelés de Melilla, des
barges surchargées qui coulent en vue de Gibraltar ou de Lampedusa,
des Roms que l'on pourchasse, des millions de syriens en camp de
réfugiés, des révolutions arabes que l'on soutient et arment même
affiliés à Al Quaïda en Syrie mais que l'on écrase à Bahreïn
parce chiite suivant qu'elles rentrent ou pas dans le plan
sioniste.
Que dire de l'Ukraine et de la tentative des USA de pousser vers l'Est, de prendre un avantage décisif sur la Russie au mépris du partenaire européen sinon que le Fuck the #EU de Madame l'ambassadeur #US a révélé avec l'affaires des écoutes NSA le degré de vassalité que nous avons toléré ?
Un ministre des affaires étrangères
israélien Avigdor Lieberman qui fait, dit, expose des plans d'Apartheid et des plans de
déportation de la population arabe du pays depuis 2009 dans le silence complice de nos gouvernants successifs. Contre
l'inacceptable, oui nous ne pourrions demeurer passif comme le socialiste.
Je n'ai pas vocation de dire plus au
risque de trahir mon incompétence. Mais il faut probablement agir
non pas tant en dénonçant à grand fracas, tel ou tel, se poser en
donneurs de leçons des valeurs occidentales, cela tout le monde peut
le faire et mal, mais en privilégiant les associations vertueuses.
Il faut investir massivement en
Afrique et chez nos voisins proches du Maghreb établir des plans de
développement et de coopération qui passent par la base : les
villages, les clubs de femmes, les associations d'entrepreneurs qui
financent les services essentiels d'une communauté sans lesquels la
vie économique ne peut s'épanouir : eau, électricité,
traitement des ordures ménagères, coopératives d'approvisionnement
et de commercialisation équitable permettant l'accès au marché
mondial sans passer par le racket des étapes intermédiaires. Des
exemples multiples de réussites existent dans ce domaine. Ségolène Royal avait lancée une idée simple: et si on appliquait ce qui marche, si on profitait des expériences heureuses?
Encore une fois, coopérateurs,
associateurs, entrepreneurs, certes pas au sens capitalistiques du
terme, doivent-être le pivot de cette politique, entrepreneurs que
les acteurs du socialisme bolivarien n'ont pas su mettre de leurs
côtés au Venezuela, des entrepreneurs du nouveau siècle qui
apportent leurs inventivité, leurs réseaux dans cette nouvelle
richesse l'activité sociale et culturelle humaine.
L'affaire qui a démontré la ringardise de l'appareil socialiste, libéral quand cette idéologie se voit questionner au regard des désastres, Pavlovien quand il croit pouvoir confondre patron et auto-entrepreneur. La réalité du monde virtuel a profondément changer les hommes. L'auto entrepreneur n'est point si auto que cela, petit patron de droit divin, il est codeur, musicien, artiste, branché, en réseau constant, créateur activiste, ils l'ont imaginés d'emblée ennemi de classe, les cons.
Mais Faut-il
encore inventer la forme d'école capable de les former qui se
substituerait à nos écoles de commerce, du management, du Marketing
et de l'optimisation fiscale pour imaginer l'enseignement des nouvelles valeurs sociales, des nouvelles richesses.
Il semble d'ailleurs qu'Obama soit
passé par une filière de cette nature.
Voilà quelques pistes que j'imagine qu'un premier ministre issu de l'écologie voudraient suivre. Désolé d'avoir fait si long.